Définir le vivant
Depuis le décès de Mamie Norina et toutes les questions que cet évènement a suscité pour Maëlis, elle s'interroge beaucoup sur la mort. Elle m'interroge et projette parfois même des angoisses plus ou moins profondes.
Les fêtes ont un peu dissipé cette curiosité qui me dérangeait un peu, heurtant encore la blessure trop fraîche du départ de mamie. Malheureusement, je n'ai pas encore jusqu'ici pu avoir le recul et le détachement suffisant pour lui expliquer les choses comme je l'ai toujours fait.
Il reste que cette question existentielle reste un sujet majeur pour elle, puisque non élucidé encore (le sera-t-il un jour ?). Comprenant que ce sujet était trop sensible encore pour moi, elle a fini par transformer ses questions en déclarations grandiloquentes sur la VIE, la NATURE... des tirades interminables et incompréhensibles à la Jean Claude Vandamme, des sorties hautement philosophiques qui nous ont bien fait rire (mais impossible à mémoriser désolée) qui nous montraient que, qu'elle en parle ou pas, Maëlis est toujours "aware" ! ;o)
Et puis ce matin au petit déjeuner, Maëlis trouve sur la table la fleur qu'elle m'a cueillie hier mais elle est à présent toute flétrie. Mince alors la fleur est morte ! Je lui explique que c'est parce qu'elle a été cueillie, c'est mieux de laisser les fleurs dans la nature, d'ailleurs je lui explique que ses copines fleurs à coté desquelles elle l'a cueillie sont toujours vivantes aujourd'hui et continuent de pousser.
Une fleur vivante ? Pourtant oui ça pousse mais ça la laisse perplexe quand même.
Bon, il va quand même falloir que je trouve un livre pour aborder le thème avec un support qui m'aide à aller au delà de mes sentiments. Toute la difficulté étant d'aborder le sujet de façon neutre, sans y mettre trop de mon propre ressenti ni la moindre influence religieuse à laquelle nous ne croyons pas (personne n'est au ciel chez nous).
A 4 ans comment lui parler de la mort ?? En lui parlant de la vie bien sûr, mais j'attaque un morceau assez difficile quand même...
Sur ces réflexions hautement philosophiques, je vous laisse et vous souhaite un bon dimanche !
Une petite photo d'hier pour vous montrer que je vais mieux : je suis sortie !
Il faut dire que le temps est exceptionnel, ensoleillé et doux,
mais j'y vais doucement quand même hein...
"J'ai peur que tout le monde y soit mort"est un exemple de phrase qu'elle pouvait sortir peu avant Noël.
Les fêtes ont un peu dissipé cette curiosité qui me dérangeait un peu, heurtant encore la blessure trop fraîche du départ de mamie. Malheureusement, je n'ai pas encore jusqu'ici pu avoir le recul et le détachement suffisant pour lui expliquer les choses comme je l'ai toujours fait.
Il reste que cette question existentielle reste un sujet majeur pour elle, puisque non élucidé encore (le sera-t-il un jour ?). Comprenant que ce sujet était trop sensible encore pour moi, elle a fini par transformer ses questions en déclarations grandiloquentes sur la VIE, la NATURE... des tirades interminables et incompréhensibles à la Jean Claude Vandamme, des sorties hautement philosophiques qui nous ont bien fait rire (mais impossible à mémoriser désolée) qui nous montraient que, qu'elle en parle ou pas, Maëlis est toujours "aware" ! ;o)
Et puis ce matin au petit déjeuner, Maëlis trouve sur la table la fleur qu'elle m'a cueillie hier mais elle est à présent toute flétrie. Mince alors la fleur est morte ! Je lui explique que c'est parce qu'elle a été cueillie, c'est mieux de laisser les fleurs dans la nature, d'ailleurs je lui explique que ses copines fleurs à coté desquelles elle l'a cueillie sont toujours vivantes aujourd'hui et continuent de pousser.
Une fleur vivante ? Pourtant oui ça pousse mais ça la laisse perplexe quand même.
"Pourtant quand on la touche elle bouge pas, c'est pas comme les huitres"qu'elle me dit. Effectivement, tout ce qui est (semble) inerte n'est pas mort, ou plutôt n'est pas "sans vie", et tout ce qui est vivant ne bouge pas. Voilà encore de quoi la laisser réfléchir un moment !
Bon, il va quand même falloir que je trouve un livre pour aborder le thème avec un support qui m'aide à aller au delà de mes sentiments. Toute la difficulté étant d'aborder le sujet de façon neutre, sans y mettre trop de mon propre ressenti ni la moindre influence religieuse à laquelle nous ne croyons pas (personne n'est au ciel chez nous).
A 4 ans comment lui parler de la mort ?? En lui parlant de la vie bien sûr, mais j'attaque un morceau assez difficile quand même...
Sur ces réflexions hautement philosophiques, je vous laisse et vous souhaite un bon dimanche !
Une petite photo d'hier pour vous montrer que je vais mieux : je suis sortie !Il faut dire que le temps est exceptionnel, ensoleillé et doux,
mais j'y vais doucement quand même hein...
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