Mirage doux-amer
Par une belle journée, nous sommes au parc avec les filles.
Maëlis joue à la balançoire ou aux toboggans, et Léana a faim donc je vais m'installer sur un banc pour lui donner la tétée. Une dame très âgée s'installe à côté de moi et commence à évoquer avec moi ses souvenirs d'allaitement, elle qui a eu 5 enfants. Puis une autre vieille dame passe à proximité et ma voisine de banc l'invite à nous rejoindre :
- Mamie, venez vous asseoir près de nous il y a de la place !
Sa façon de l'appeler Mamie m'interpelle, mais entendre cette dernière lui répondre avec cet accent italien si caractéristique me chavire. Elle s'installe entre nous et les dames échangent quelques mots sur la météo avant de tomber dans un silence contemplatif des enfants qui jouent devant nous.
Léana tète et tout en plongeant mes yeux dans son regard, je sens les effluves d'eau de Cologne de cette mamie. Je ne la regarde pas en face mais je vois sa main ridée et tannée qui a l'air d'être douce, posée sur sa robe en synthétique fleuri, j'entends sa respiration laborieuse... et l'illusion s'installe complètement. Pendant quelques instants j'ai vraiment l'impression d'être assise à côté de MA Mamie. Je ne regarde pas la dame pour ne pas rompre le charme, ça fait tellement de bien même si ça blesse à la fois. Je joue à me dire qu'elle est là, tout simplement, silencieuse à côté de moi et qu'elle regarde Maëlis jouer pendant que Léana tète...
Mais la réalité est là, Mamie ne connaîtra jamais Léana. En lui faisant faire son rot ce constat m'accable et je m'en vais bien vite de là, les larmes aux yeux de n'avoir pas pu faire ce que j'aurais fait si elle avait vraiment été près de moi : la serrer fort dans mes bras.
Cette dame je ne la connais pas, j'ai à peine entrevu son visage, mais elle m'a inspiré beaucoup de tendresse. Sans le savoir ni même le vouloir, elle m'a fait un peu de bien et un peu de mal à la fois...
Dimanche, Véro a donné naissance à ta quatrième arrière petite fille, Nina.
Tu nous manques Mamie.
Maëlis joue à la balançoire ou aux toboggans, et Léana a faim donc je vais m'installer sur un banc pour lui donner la tétée. Une dame très âgée s'installe à côté de moi et commence à évoquer avec moi ses souvenirs d'allaitement, elle qui a eu 5 enfants. Puis une autre vieille dame passe à proximité et ma voisine de banc l'invite à nous rejoindre :
- Mamie, venez vous asseoir près de nous il y a de la place !
Sa façon de l'appeler Mamie m'interpelle, mais entendre cette dernière lui répondre avec cet accent italien si caractéristique me chavire. Elle s'installe entre nous et les dames échangent quelques mots sur la météo avant de tomber dans un silence contemplatif des enfants qui jouent devant nous.
Léana tète et tout en plongeant mes yeux dans son regard, je sens les effluves d'eau de Cologne de cette mamie. Je ne la regarde pas en face mais je vois sa main ridée et tannée qui a l'air d'être douce, posée sur sa robe en synthétique fleuri, j'entends sa respiration laborieuse... et l'illusion s'installe complètement. Pendant quelques instants j'ai vraiment l'impression d'être assise à côté de MA Mamie. Je ne regarde pas la dame pour ne pas rompre le charme, ça fait tellement de bien même si ça blesse à la fois. Je joue à me dire qu'elle est là, tout simplement, silencieuse à côté de moi et qu'elle regarde Maëlis jouer pendant que Léana tète...
Mais la réalité est là, Mamie ne connaîtra jamais Léana. En lui faisant faire son rot ce constat m'accable et je m'en vais bien vite de là, les larmes aux yeux de n'avoir pas pu faire ce que j'aurais fait si elle avait vraiment été près de moi : la serrer fort dans mes bras.
Cette dame je ne la connais pas, j'ai à peine entrevu son visage, mais elle m'a inspiré beaucoup de tendresse. Sans le savoir ni même le vouloir, elle m'a fait un peu de bien et un peu de mal à la fois...
Dimanche, Véro a donné naissance à ta quatrième arrière petite fille, Nina.
Tu nous manques Mamie.
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